7 novembre 2007
[ Jane: "Alors attends moi, je te rejoins sur le toît" ]
Ma vie est une longue analepse. Il y a une écriture vaudoue, une écriture du souvenir. Quand je me mets à écrire, c'est la nuit qui s'agite, c'est une longue succession d'images du passé qui se faufilent en ombres chinoises dans la lumière des confessions. J'écris à partir du silence, des choses de l'intérieur qu'on ne dit pas en règle général. Les mots volent la sincérité qu'on dérobe aux regards en surface. Les mots ne maquillent plus les apparences. Ils les désservent. Ils les perçent. D'ici, je garde l'idée d'un endroit sans convention ni censure. Tout devient possible. Je suis invisible, je deviens invincible.
Ca sent l'été à en perdre la tête, à en couper le souffle. Dehors les grillons, la lune, et les fleurettes éveillées et odorantes du jasmin entonnent une comptine estivale familière. Quand le coeur m'en dira, je sortirai la vieille échelle derrière la cabane et je grimperai sur le toît. L'altitude est le prémice de l'envol. Respirer l'oxygène des interdits. Pourfendre l'air chaud de ses bras, battre des ailes comme les moulins, observer les ultimes lueurs des étoiles qui sommeillent pour cent ans d'éternité. Respirer les années-lumières. Nos années-lumière. Le délice des plaisirs nocturnes. C'est dans la nuit qu'on incendie ses émotions, mes monstres de nuit s'ennivrent sur les toîts dans une valse effrenée. C'est mon propre cabaret nocturne. On m'accordera bien cette danse. Alors magie, maestro.
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1 commentaire:
Il est magnifiquement (^^) bien écrit ton texte!!
Et saches que je ne mâches pas mes mots. J'crois même qu'ils n'expriment pas assez la réalité des choses! J't'assure!
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