ce café au bord de l'eau, cette longue robe blanche qui bat à mes chevilles dans l'écume et le vent qui gifle, cette tresse infinie se détachant mèche après mèche. Chaque nuit est un singulier voyage aux pays du déjà-vu pluriel, et je ne sais plus pourquoi, mais j'ai chaque fois la sensation d'être de moi-même l'essence la plus essentielle, un cheveu dans l'infini des sensations de l'enfance, une présence pas tout à fait accomplie dans le sombre trompe-l' oeil barbouillé au fusain d'un à-venir à peine facile à concevoir de mes deux mains.
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