
Elle court, elle court. Ce n'est pas la maladie d'amour. En tout cas pas tous les jours. Ca n'a pas de jambes bien sûr, mais Dieu ce que c' est rapide. Elle me suit, alors je la suis. On ne sait pas très bien qui a commencé en premier. Et finalement, on se sait pas non qui poursuit qui en vérité. Ca prend de longues et sveltes enjambées. Ca fait de belles foulées aériennes. Ca met beaucoup d'élan tu sais, la vie. Comme au pentabonds. Parfois en plus gracieux. Aussi cadencée qu' une course poursuite dans les films d'espionnage, où on prend jamais véritablement le temps d'arrêter pour de bon le temps. C'est marrant, un jour, on se retrouve avec des points de côté à n'en plus finir, plié, les mains sur les hanches, le souffle coupé et le pouce bien en évidence, élevé, vers le ciel, à s'égosiller, ça et là, entre deux bouffées d'oxygène et battements de coeur, à hurler "buuuuuuuuuuuuuuuuuuut" à la vie. En souvenirs du bon vieux temps, en hommage à nos gamineries de chat perché ou de filles-attrapent-garçons. Mais elle ne s'arrête jamais, ne se laisse jamais distancer, comme une impitoyable joueuse. La vie est une mécanique espiègle. C'est elle dans les mouvements qu'on déploie sans réfléchir. C'est elle dans nos journées. C'est elle entre nos sourires. Sous les cadeaux de dernières minutes, qui se faufile dans nos excursions secretes et clandestines à Champion, entre chaque bouchée de chocolat, derrière les messes basses et les surprises en prévition, avec les fraises en sucre qui passent de main en main pendant les cours.
C'est éprouvant. C'est tous les jours un peu différent et à la fois très similaire. On réapprend à chaque seconde à tolérer la vie. A la cotoyer. A se faufiler dans la course. A reprendre le rythme. Comprendre la respiration, après les échauffements préliminaires. On la réinvente un peu. Pour ne pas se lasser de la voir filer comme une flèche. A vive allure. Sempiternellement. Jolie ritournelle. Alors on a envie de se dire quand même que s'il y a toujours de la vie, c'est qu'après tout il subsite encore quelque part un brin d'espoir pour nous. Moi en tout cas j'ai rêvé de courir longtemps.
C'est éprouvant. C'est tous les jours un peu différent et à la fois très similaire. On réapprend à chaque seconde à tolérer la vie. A la cotoyer. A se faufiler dans la course. A reprendre le rythme. Comprendre la respiration, après les échauffements préliminaires. On la réinvente un peu. Pour ne pas se lasser de la voir filer comme une flèche. A vive allure. Sempiternellement. Jolie ritournelle. Alors on a envie de se dire quand même que s'il y a toujours de la vie, c'est qu'après tout il subsite encore quelque part un brin d'espoir pour nous. Moi en tout cas j'ai rêvé de courir longtemps.
3 commentaires:
"Moi en tout cas j'ai rêvé de courir longtemps."
Je suis tout simplement fan de cet article. J'aime trop la façon dont tu l'as écris. J'aime, j'aime et je re aime!
Surtout cette dernière phrase. Va savoir pourquoi...
yuh merciiii Flo, mais en fait, moi je sais pourquoi tu l'aimes bien cette phrase, c'est simplement parce que c'est le titre d'un bouquin que j'ai ADORé! D'ailleurs j'suis sûre que toi aussi tu aimerais, parce que c'est l'histoire d'un obèse qui enfourche sa bicyclette juste après la mort de ses parents et qui roule roule roule à n'en plus finir, et que c'est absolument drôle!
sinon, merci de ta visite et de tes commentaires, en fait c'est toi qui inaugure, et ca fait plaisir!
Huhu! Pour une fois, c'est moi qui ouvre le bal!!!
[Okay, j'avoue, ça ne veut rien dire ça --']
Enfin bon. Bah j'vais me renseigner sur ce ptit livre. J'le lirais bien ;p
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