16 décembre 2007

[ oil skies and aquarel rivers ]


Je n'ai pas dans mes dix doigts, il me semble, ces grandes histoires époustouflantes qui vous retournent et controversent.
Mais je réapprivoise calmement quelques mots, pour le coup encore un peu farouches et hésitants face au tourbillon d'émotions qui menacent de tout dévaster. Et marrée haute puis accalmies. Des coquillages de glycerine, à jeter sur le papier avant qu'ils ne se désagrèrent partiellement.
Je remets mes sunshoes à la fenêtre, les volets entrebaillés, ma chambre est soudainement plongée dans un bain de lune et mes meubles tartinés de lumière mielleuse.On se croirait presque dans Hansel et Gretel, à ressentir stupidement l'impulsion de croquer dans le mobilier, qui sait, voire si des fois il serait pas un brin sucré.On mettra çà sur le compte de la douce folie des jours qu'on ne compte plus avant les grandes vacances. Après la pluie, on se drape de beau temps. Adios, parapluies de tristesse et mélancolie spongieuse. Marrée haute, coktails explosifs et sombreros, je bois à tous les verres de bonnes humeurs.
Avaler à grande goulée des flûtes de liquide qui pétille. Les vrilles des bulles dans l'ivresse de nos timballes. Et marrée basse. Je trimballe avec moi des rubans de belles grimaces. Des auto-collants de gais sourires figés qu'on aurait presque envie d'étaller autant sur les papier-cadeaux que sur les visages amicaux qu'on mettrait aussi sous le sapin, tiens.
L'été sous toutes ses coutures. Les costumes de légerté ne sont jamais du prêt-à-porter. Peut-être encore moins du sur-mesure. Mais chacun est libre de s'en bidouiller un selon l'humeur et les circonstances. J'en voudrais juste un à l'instant de pas trop affriolant mais un brin tout aussi déluré et coloré qu'une fine rondelle de citron qu'on oterait de son verre de sirop de fraise pour la machouiller en rêvassant tranquillement.

12 décembre 2007

[ incognito-la machine des insomnies ]


En vérité, colin-maillards.
On ira bien au bout? Tu devines un peu, les destinations hasardeuses et les impasses. les pans de doute autour des yeux et les vertiges. Ce sont les règles du jeu.

Mais jusqu'à grapiller une à une les lueurs des nuits. Quand l'été élance ses rubans et ses jupons sur nos murs mansardés. On se retrouve quelque part là, entre novembre qui lève l'encre et décembre qui virevolte.
A arborer le visage de l'inconnu. Le sourire élastique de trop s'éprendre des bruissements du silence.Et Je ne sais quelles pensées qui tournent et tournent, et puis encore, jusqu'à "éssorement complet". La machine à laver l'ennui. La machine qui nous soulève les nuits.
Mais poudres aux yeux ou bien esclandres. Si sauver les apparences n'en vaut plus la chandelle. On allume pourtant la mêche, et on se sait perdant. Quand sagement on aurait pu se contenter d'empoigner juste un peu de poudre d'escampette.