12 janvier 2009

[ 23h53 -synesthésie]


L’eau parfumée au jasmin, c’est un peu comme s’allonger dans un jardin l’été, et écouter la nuit qui berce. Vous entendez les grillons s’agiter, quelque chose vous gratte l’oreille et les perles de pluie éclatent contre vos joues. La nuit entame, entre deux battements, entre deux respirations saccadées par l’ivresse sa transe estivale, le vent s’essouffle dans un ballet fiévreux, emballe votre âme comme un tambour convalescent, soulève bien des jupes de candeur et l’instant vous ravit autant que si vous aviez en une seule gorgée, avalé l’océan, démêlé tous les lacets de l’univers.

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