26 janvier 2009

Là ce n'est plus pareil, j'ai beau passer ma tête par la fenêtre, compter les oiseaux qui traversent mon champ de vision. Du lit au ciel, ce n'est plus vraiment pareil. La dame d'en face s'occupe de ses jardinières ravagées par la tempête, un homme passe un courant dans l'allée et rompt sa course pour renouer ses lacets.
Au fond, il n'y a rien à expliquer, et bien, c'est tout au fond, on s'effondre.
Le vide crible ses perles de néant sur mon front, diadème-œdème, sans révérence, la demoiselle et ses cailloux s'absorbe, s'absurde. Au fond. Qu'on s'effondre.
Je ne sais pas où s'est enfuie la poésie, je ne l'ai pas trouvée sur les tableaux, je ne l'ai pas trouvée sur mes copies ni dans les explications savantes des professeurs. C'est à l'aveuglette que j'avance, sans savoir si je fais du sur place. Je m'effondre.

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