1 mai 2009

Noir muguet

Heure du soir et montée paresseuse. Il y a du linge qui goutte sur les cordes, je voudrais d'un parfum qui s'éternise, voir des enfants qui guettent entre les branches.
Heure du soir, plus rien ne vit. Dehors où je ne t'aperçois pas, les points qui brillent, j'ai longtemps cru que c'étaient tes yeux. Le ciel qui jette sur nos corps les draps de la nuit ne m'a jamais ramené le tien. De cet instant, on ne devine que les ronds des lueurs se consumant aux bouts des cigarettes, les ombres sur les balcons se tiennent encendrées dans un mutisme asséché. Épuisée d'être épiée, les coutures de la nuit craquent parfois dans un bruissement nerveux. Longtemps, j'ai eu mal de me souvenir de toi.

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