15 février 2010

22:42


Blouson de cuir, allure réfractaire, la perpétuelle contenance du décontenancé. Tu me trottes de la tête autant que tu m'agaces et l'inverse est encore plus vraie.

14 février 2010

8:11


ce café au bord de l'eau, cette longue robe blanche qui bat à mes chevilles dans l'écume et le vent qui gifle, cette tresse infinie se détachant mèche après mèche. Chaque nuit est un singulier voyage aux pays du déjà-vu pluriel, et je ne sais plus pourquoi, mais j'ai chaque fois la sensation d'être de moi-même l'essence la plus essentielle, un cheveu dans l'infini des sensations de l'enfance, une présence pas tout à fait accomplie dans le sombre trompe-l' oeil barbouillé au fusain d'un à-venir à peine facile à concevoir de mes deux mains.

1 février 2010