20 avril 2010

Les minuscules

Cage à verrou du cœur, marécage croupissant,
d'eau des pluies et de pleurs,
rouille dans un faux jour qui sent
le détergent.
Sous la cendre du corps des putains impériales,
sans porte ni palais, messalines minuscules
qu' à peine trop effleurées, jambes ouvertes, renversées,
le magma pénétrant du désir a tôt fait
de déflorer.
Qui pour avoir bu à la brèche de leurs bouches en ruine,
raccommodera l'étoffe de la nuit qui les courbe, qui ?
Marchandes d'oubli,
(langueurs) oubliées.

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