27 octobre 2010

Le goût de la vie

« Le fait de vivre, et de vivre en bonne santé, et de vivre en bonne santé et heureux, demande un tel concours de circonstances, est un tel équilibre, et, si l’on veut prononcer ce mot, un tel miracle, que nous devrions, quand nous nous trouvons en cet état, nager dans un émerveillement continuel, et dès l’instant qu’il cesse, non pas nous plaindre ou accuser, mais nous dire que les miracles, eux aussi, ont besoin de quelque relâche, et qu’enfin nous avons réintégré la nature. Et si, dans l’agonie même, j’avais une minute de répit, je m’émerveillerais pour cette minute, me disant que toute ma vie aurait pu être une longue agonie. »
Carnets de H.de Montherlant

Je ne cesse de penser à vous, vous n'êtes jamais parti, en fait.

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