C'est comme un éventail de perspectives, et de mises en abime. S'y cacher, s'y chercher. On se télescope, convergents, divergents, déformés.
Puis on se drape des choix qui s'offrent à nous, jusqu'à comprendre décemment les impostures dissimulées sous nos silhouettes encapées. Les ombres sous les fenêtres délaissées afleurent à l'instant.
Entre nous, dêmeler les noeuds de nos casse-têtes sournois. Il faut serrer plus fort les dents; camouffler vite les fragilités les plus honteuses. Mais le déguisement ne permet plus l'illusion une fois que le rideau tombe.
Craquellements des maquillages sous nos joues cramoisies. De la tristesse en poudre, du fard à détresse et du rouge à grimaces ? Et surtout, mentir par omission. Quand on joue sur la corde sensible, on essaye de conserver l'équilibre. A peu près là où le sensé flanche le plus. N'est-ce pas. ou pas tout à fait. ou peut-être pas encore, sait-on jamais. On assiste à la défênestration de nos ambitions.
Au diable, la réalité, l'alchimie nous l'a promis, on attend gentiment. Ca nous parle de transfigurations et d'autres conneries du genre. Mais on y croit dis moi.
La nuit deçà, dela nous appartient, amante. Elle nous couche elle nous enlasse. Elle nous enfante et nous disperse.Mais entre nous, toutes voiles hissées, à courir sur les ponts, d'envols et de vent qui se prend dans nos manches, c'est un tambour qui résonne jusqu'à percer les choeurs entre nos reins qui dansent.
Nos idéaux, s'ils s'en balancent, nous on s'en contrefiche. C'est clair dans nos têtes, on exècre l'idée fixe. On epouse les hasards et les incertitudes.Alors gentiment, les grands écarts, et les farandolles d'espoirs, c'est comme l'été qui s'étend dans les corolles. Les comptes à rebours ébouriffent nos pétales.
La saison des comptines est ephèmere.Tant pis.
On sait bien qu'on ne sera jamais qu'un homme de plus à la mer.


