[Postsecret ]C'est dans l'air. Ca nous passera.
Parfois il reste cette impression folle que les jours s'enfilent les uns aux autres comme assemblage de légos tout bête pour enfants en éveil. C'est à se demander parfois si Dieu n'est pas un gosse qui fume nos jours avec la même délicatesse qu'un novice roulant son second joint. Des ronds de fumée dans les airs.
C'est fou. On pourrait presque faire le grand écart entre les différentes versions de moi tant un fossé se creuse en ce moment. Je ne sais pas pourquoi. Alors j'adopte la démarche marchombre. Puisqu' il y a toujours deux réponses à chacune de nos questions. La réponse du poète et celle du savant. L'un dira en nous emberlificotant dans ses beaux mots qu'on ne fige jamais linéairement le mouvement des âmes . L'autre nous assomera de lieux communs sur l'évolution humaine qui se distingue un temps pour s'assembler par la suite naturellement.
J'aimerais être une fille élastique. M'adapter à toute sorte de situations, des plus simples aux plus incongrues. Je crois que j'ai déposé mes repères au bas de l'escalier, comme on rend ses armes les plus fières. Et c'est l'image de la nudité des corps qui me tracasse maintenant. J'ai entendu dire que je pouvais ressembler à une femme battue qui refuse d'être touchée. J'ai détesté cette pensée. Comme je déteste celui qui l'a émise. Je crois que le corps est la tour d'ivoire des secrets les plus intimes. Je crois que la proximité des corps est déjà une violation des barrières les plus fondamentales que l'on érige entre soi et les autres. Parfois je m'arrête trop au fond des choses alors qu'elles sont plus cernables en surface. Je voudrais avoir un hologramme parfait qui ne soit pas coincé dans mes propres barricades imaginaires. Ce matin en anglais j'ai pas pu m'empêcher de penser que le désequilibre de la vie provenait d'un lourdeau assis sur la table déjà bancale de l'existence. Mr Chiesa n'y est pas pour rien. J'ai trouvé ça passablement triste.Les rires à profusion me font déchanter au lieu de me faire croire à un éventuel bonheur qui me dépasse. Je crois que je n'arrive pas à faire assez illusion. Je suis sûre que si un savant fou inventait un générateur de vérité instantanée, il suffirait d'un claquemement de doigt au dessus de chaque visage pour prouver que sous tout sourire se cache une profonde mélancolie qu'on ne sait plus très bien exprimer autrement que par le détournement des émotions.
je deteste écrire d'une traite, être aussi radicale dans mes pensées que je sais d'avance pâles et désillusionnées. Je n'aime pas ce que j'ai écrit. Je déteste ce qui ressort de cet agglutinement de mot. Une fragilité à double versant. Et je me blesse toujours sur le second, le plus incisif.
Tu sais, cette promesse d'avaler tout cru un soleil... Et bien c'est pas gagné. Je suffoque aussi dans mon scaphandrier. C'est dans l'air. C'est pas que je suis impuissante fàce à çà. Mais ça passera.
Parfois il reste cette impression folle que les jours s'enfilent les uns aux autres comme assemblage de légos tout bête pour enfants en éveil. C'est à se demander parfois si Dieu n'est pas un gosse qui fume nos jours avec la même délicatesse qu'un novice roulant son second joint. Des ronds de fumée dans les airs.
C'est fou. On pourrait presque faire le grand écart entre les différentes versions de moi tant un fossé se creuse en ce moment. Je ne sais pas pourquoi. Alors j'adopte la démarche marchombre. Puisqu' il y a toujours deux réponses à chacune de nos questions. La réponse du poète et celle du savant. L'un dira en nous emberlificotant dans ses beaux mots qu'on ne fige jamais linéairement le mouvement des âmes . L'autre nous assomera de lieux communs sur l'évolution humaine qui se distingue un temps pour s'assembler par la suite naturellement.
J'aimerais être une fille élastique. M'adapter à toute sorte de situations, des plus simples aux plus incongrues. Je crois que j'ai déposé mes repères au bas de l'escalier, comme on rend ses armes les plus fières. Et c'est l'image de la nudité des corps qui me tracasse maintenant. J'ai entendu dire que je pouvais ressembler à une femme battue qui refuse d'être touchée. J'ai détesté cette pensée. Comme je déteste celui qui l'a émise. Je crois que le corps est la tour d'ivoire des secrets les plus intimes. Je crois que la proximité des corps est déjà une violation des barrières les plus fondamentales que l'on érige entre soi et les autres. Parfois je m'arrête trop au fond des choses alors qu'elles sont plus cernables en surface. Je voudrais avoir un hologramme parfait qui ne soit pas coincé dans mes propres barricades imaginaires. Ce matin en anglais j'ai pas pu m'empêcher de penser que le désequilibre de la vie provenait d'un lourdeau assis sur la table déjà bancale de l'existence. Mr Chiesa n'y est pas pour rien. J'ai trouvé ça passablement triste.Les rires à profusion me font déchanter au lieu de me faire croire à un éventuel bonheur qui me dépasse. Je crois que je n'arrive pas à faire assez illusion. Je suis sûre que si un savant fou inventait un générateur de vérité instantanée, il suffirait d'un claquemement de doigt au dessus de chaque visage pour prouver que sous tout sourire se cache une profonde mélancolie qu'on ne sait plus très bien exprimer autrement que par le détournement des émotions.
je deteste écrire d'une traite, être aussi radicale dans mes pensées que je sais d'avance pâles et désillusionnées. Je n'aime pas ce que j'ai écrit. Je déteste ce qui ressort de cet agglutinement de mot. Une fragilité à double versant. Et je me blesse toujours sur le second, le plus incisif.
Tu sais, cette promesse d'avaler tout cru un soleil... Et bien c'est pas gagné. Je suffoque aussi dans mon scaphandrier. C'est dans l'air. C'est pas que je suis impuissante fàce à çà. Mais ça passera.
2 commentaires:
Florence. Tu. Ecris. Trop. Bien.
Je sais, je me répète et ça donne des commentaires plus qu'inutiles, m'enfin c'est comme ça. J'y peux rien. ^^
Tu vx être une fille élastique, en plus de vouloir être invisible ??
Pffff, spèce d'exigente timbrée, va !!
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