24 juillet 2008

L'attente.

La journée commençait sans toi, ni la mousse au chocolat ni les sourires n'avaient les pétillantes saveurs que l'on sucre sur les visages pour parfumer les retrouvailles d'amies. J'avais pourtant laissé perler ici et là quelques gouttes de colorants , rouge, vert, jaune.
Et l'infini mélange se dévorait des yeux comme un peintre chevronné lèche ses pinceaux trempés après son aquarelle. Sucre d'orge de nuances, arc-en-ciel de délices, mais l'attente.
La gourmande remplit ses yeux, câline son ventre en cajoleries, mais rien n'allège encore le coeur, lourd. Sourd de désirs, sourd de délires. Mourir affamée, vais-je t'attendre longuement?
Et l'heure suivante, n'écrivait-il pas, ce Lord, chambre 3042 que nous sommes nos propres élixirs?
La soirée s'achève. Avec toi, ou je ne sais plus. J'ai encore si soif .
L'attente...

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