Redonnez-leur ce qui n'est plus présent en eux,
Ils reverront le grain de la moisson s'enfermer dans l'épi et s'agiter sur l'herbe.
Apprenez-leur, de la chute à l'essor, les douze mois de leur visage,
Ils chériront le vide jusqu'au désir suivant;
Car rien ne fait naufrage ou ne se plaît aux cendres;
Et qui sait voir la terre aboutir à des fruits,
Point ne l'émeut l'échec quoiqu'il ait tout perdu.
26 janvier 2009
Là ce n'est plus pareil, j'ai beau passer ma tête par la fenêtre, compter les oiseaux qui traversent mon champ de vision. Du lit au ciel, ce n'est plus vraiment pareil. La dame d'en face s'occupe de ses jardinières ravagées par la tempête, un homme passe un courant dans l'allée et rompt sa course pour renouer ses lacets.
Au fond, il n'y a rien à expliquer, et bien, c'est tout au fond, on s'effondre.
Le vide crible ses perles de néant sur mon front, diadème-œdème, sans révérence, la demoiselle et ses cailloux s'absorbe, s'absurde. Au fond. Qu'on s'effondre.
Je ne sais pas où s'est enfuie la poésie, je ne l'ai pas trouvée sur les tableaux, je ne l'ai pas trouvée sur mes copies ni dans les explications savantes des professeurs. C'est à l'aveuglette que j'avance, sans savoir si je fais du sur place. Je m'effondre.
Au fond, il n'y a rien à expliquer, et bien, c'est tout au fond, on s'effondre.
Le vide crible ses perles de néant sur mon front, diadème-œdème, sans révérence, la demoiselle et ses cailloux s'absorbe, s'absurde. Au fond. Qu'on s'effondre.
Je ne sais pas où s'est enfuie la poésie, je ne l'ai pas trouvée sur les tableaux, je ne l'ai pas trouvée sur mes copies ni dans les explications savantes des professeurs. C'est à l'aveuglette que j'avance, sans savoir si je fais du sur place. Je m'effondre.
12 janvier 2009
[ 23h53 -synesthésie]
L’eau parfumée au jasmin, c’est un peu comme s’allonger dans un jardin l’été, et écouter la nuit qui berce. Vous entendez les grillons s’agiter, quelque chose vous gratte l’oreille et les perles de pluie éclatent contre vos joues. La nuit entame, entre deux battements, entre deux respirations saccadées par l’ivresse sa transe estivale, le vent s’essouffle dans un ballet fiévreux, emballe votre âme comme un tambour convalescent, soulève bien des jupes de candeur et l’instant vous ravit autant que si vous aviez en une seule gorgée, avalé l’océan, démêlé tous les lacets de l’univers.
[Dans l'air du temps]
Le tournis, c'est le désastre en degrés de fièvre. Dehors le froid qui brouille les sens, les gouttes qui clapotent et l'on traine l'attente comme les ombres du dimanche. Valser. Noël n'est pas là encore, je voudrais ma chambre d'enfant et mes murs couleur de ciel d'été, de hautes herbes, de nuit claire. Ils ont fui les jours, dans l'entonnoir défoncé du temps. Qu'on me rapatrie.
Ca bouillonne sous les draps jusqu'à perler. Et toutes ces nuances de violet et de blanc, c'est un peu chagallien. On y prend presque goût à la maladie, aux lames au fond de la gorge, aux flammes qu'on crache, à la dérive des clowns d'hiver. Je défile du bout des ongles toutes les mailles de nylon de mes bas de fausse fille gracile. Je pense à n'importe quoi et ca me fait sourire. Doucement.
Ca bouillonne sous les draps jusqu'à perler. Et toutes ces nuances de violet et de blanc, c'est un peu chagallien. On y prend presque goût à la maladie, aux lames au fond de la gorge, aux flammes qu'on crache, à la dérive des clowns d'hiver. Je défile du bout des ongles toutes les mailles de nylon de mes bas de fausse fille gracile. Je pense à n'importe quoi et ca me fait sourire. Doucement.
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