23 avril 2010

Les histoires qu'on ne raconte pas














Se laisser au hasard. Nous n'avons pas fini de traverser l'hiver.

20 avril 2010

Les minuscules

Cage à verrou du cœur, marécage croupissant,
d'eau des pluies et de pleurs,
rouille dans un faux jour qui sent
le détergent.
Sous la cendre du corps des putains impériales,
sans porte ni palais, messalines minuscules
qu' à peine trop effleurées, jambes ouvertes, renversées,
le magma pénétrant du désir a tôt fait
de déflorer.
Qui pour avoir bu à la brèche de leurs bouches en ruine,
raccommodera l'étoffe de la nuit qui les courbe, qui ?
Marchandes d'oubli,
(langueurs) oubliées.

14 avril 2010

L'instant d'après

On table de bon matin sur l'ivresse, sans garde fou
La liqueur amortie des airelles d'un tendre avril
Tavelle nos gorges pentues à l'aurore trépassée.
Tu chantes un refrain qui ne parle plus d'amour,
Ta cigarette tremble, tu dis que tu n'as pas faim.
Mon corps tressaille, tressé, garrotté à tes reins
Même si l'on a vingt ans, il reste que ce matin
On est, sans y toucher,
Deux cœurs moins limitrophes.
J'ai encore sur les lèvres la gerçure prolongée de l'envers
D'un hiver,
L'arrière-goût éteint des souvenirs d'hier.
A te mordre des yeux, croquée dans l'intuition d'un adieu qui se trame,
L'instant s'attarde un peu.
Sous les treilles, improbables, la guirlande fruitée de nos riens
Éclot dans l'air du soir des rumeurs enfantées de nos aigres humeurs.
Je ne l'entends plus, déjà, l'amnésique écho de nos fiascos usés,
Comme tes sandales grises laissées sur le muret
De toutes tes amours avortées.

10 avril 2010

J'oublie ces histoires vagues comme on se rince la peau de ce qui reste de sel.