28 novembre 2009
24 novembre 2009
Quoiqu'il ait tout perdu
Et qui sait voir la terre aboutir à des fruits, point de l'émeut l'echec quoiqu'il ait tout perdu
Des fois, il faudrait juste un bon coup de pied aux fesses pour tout recommencer.
Changer sa garde robe, se couper les cheveux, s'offrir un percing à l'arcade, supprimer les vieux messages, enregister une messagerie de téléphone plus fun, jeter le contenu de sa trousse à la poubelle et les petits mots qu'on s'écrit en version de latin, déchirer des copies un peu ratées en mille, tomber amoureuse du premier garçon à l'allure dégingandée qu'on aperçoit à la table d'en face. On n'a pas trouvé mieux. Si c'était possible, bien sûr, je me la jouerais bien à la Kate Winslet, j'effacerais volontiers ma mémoire amoureuse. Je peux toujours courir. Ce soir, j'écris comme on parle au bord de la passerelle, de façon mécanique, comme dit Monsieur B., sans vraiment y réfléchir. C'est un peu l'attitude que j'ai adoptée depuis que. Je flotte, je survole, je papillone au dessus de mon plateau de petit déjeuner en chosissant une fourchette à la place du couteau, et renversant la moitié du contenu de mon bol de céréales sur mon manteau. Sans parler de ma veste enfilée à l'envers qui me vaut encore des regards amusés.
Demain est un jour particulier mais je ferai en sorte de l'oublier. Etre tête en l'air c'est une façon comme une autre d'être intouchable.
Vendredi, je ferme mes cahiers, des brouillons bleus, roses et verts, j'en ferai une déclinaison de confettis. Avec les filles de l'internat, on a prévu une séance photos. Ca anime les discussions et les fantasmes pendant les épreuves de concours. On s'imagine finir toutes à poil pour le bien du beau, pour le bien de l'art.
René Char est ma bouée de secours, je tapisse mes murs de poésie comme on se gargarise de sirop contre la toux. Je n'oublie pas de faire des listes, d'écrire des petites histoires dans un français correct. Je me console de Novembre comme d'un amour déçu en faisant des projets compulsifs. J'ai acheté mon billet de concert pour Caravan Palace, et les préparatifs de la fête de Noël investissent mon esprit. Avignon, Berlin ou la Pologne, il faudra bien essaimer comme on peu, ici ou là, les miettes incolores de cette histoire qui s'éternise.
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Changer sa garde robe, se couper les cheveux, s'offrir un percing à l'arcade, supprimer les vieux messages, enregister une messagerie de téléphone plus fun, jeter le contenu de sa trousse à la poubelle et les petits mots qu'on s'écrit en version de latin, déchirer des copies un peu ratées en mille, tomber amoureuse du premier garçon à l'allure dégingandée qu'on aperçoit à la table d'en face. On n'a pas trouvé mieux. Si c'était possible, bien sûr, je me la jouerais bien à la Kate Winslet, j'effacerais volontiers ma mémoire amoureuse. Je peux toujours courir. Ce soir, j'écris comme on parle au bord de la passerelle, de façon mécanique, comme dit Monsieur B., sans vraiment y réfléchir. C'est un peu l'attitude que j'ai adoptée depuis que. Je flotte, je survole, je papillone au dessus de mon plateau de petit déjeuner en chosissant une fourchette à la place du couteau, et renversant la moitié du contenu de mon bol de céréales sur mon manteau. Sans parler de ma veste enfilée à l'envers qui me vaut encore des regards amusés.
Demain est un jour particulier mais je ferai en sorte de l'oublier. Etre tête en l'air c'est une façon comme une autre d'être intouchable.
Vendredi, je ferme mes cahiers, des brouillons bleus, roses et verts, j'en ferai une déclinaison de confettis. Avec les filles de l'internat, on a prévu une séance photos. Ca anime les discussions et les fantasmes pendant les épreuves de concours. On s'imagine finir toutes à poil pour le bien du beau, pour le bien de l'art.
René Char est ma bouée de secours, je tapisse mes murs de poésie comme on se gargarise de sirop contre la toux. Je n'oublie pas de faire des listes, d'écrire des petites histoires dans un français correct. Je me console de Novembre comme d'un amour déçu en faisant des projets compulsifs. J'ai acheté mon billet de concert pour Caravan Palace, et les préparatifs de la fête de Noël investissent mon esprit. Avignon, Berlin ou la Pologne, il faudra bien essaimer comme on peu, ici ou là, les miettes incolores de cette histoire qui s'éternise.
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22 novembre 2009
Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée
J'entends des portes qui claquent, des courses dans l'escalier. Il y un jeune homme, il attend cette jeune fille qui n'est pas moi. Il s'impatiente, regarde l'heure, la montre est si fine, transparente sur la peau laiteuse de son avant-bras. Je crois qu'il en est amoureux. Je crois que ça me déchire vraiment au bas du ventre quand je me replie sur moi-même dans un coin sombre de ma chambre d'internat pour pleurer. Ce qui me bouleverse au réveil me boulverse toute la journée. Les sensations nauséeuses réapparaissent lorsque plus tard, au téléphone, la voix de mon père me prie, me presse et finalement je pleure. Il faudrait lui raconter ces choses que je ne dis jamais et qu'il sait pourtant. C'est ce qu'il me répète à l'autre bout du combiné. Comme sur le fauteuil vert d' Hélène, lorsqu'elle me dit qu'il a pris toute la place, il est question de personnalité qui se décolle, d'amitié, d'orgueil.
Il faudrait appeler, se donner un rendez-vous nulle part, puis prendre le train. Je n'en ai pas la force. Pas après ce que j'ai découvert.
10 novembre 2009
Brève
Tout le monde dort à cette heure ci, sauf deux ou trois illuminés qui ne distinguent plus trop la nuit du jour. Je me dis tout de même que c'est dingue d'être la veille d'aujourd'hui, puis d'aller se coucher probablement à l'heure indécente où des millions de petits boulangers à toque blanche se lèveront pour enfouir leur dizaine de doigts gantés dans la farine, le beurre, les œufs et préparer les petites merveilles de leurs étales.
Mes paupières frétillent nerveusement derrière le verre de mes lunettes. Voilà pourquoi, j'écris n'importe quoi. Histoire de ne pas m'endormir. Même si c'est toujours mieux que de sécher lamentablement sur ce commentaire de lettres.
Demain, à chaque fois qu'on s'approchera un peu de moi, je ne cesserai de regretter de n'avoir pas plus assidument testé la panoplie de fille désespérée des cernes, sachet de thé mouillé, glaçons, petite cuillère frigorifiée...
Promis mardi soir je me couche pour ne me réveiller que le mercredi soir.
9 novembre 2009
Combiné
Dimanche soir. Côté cour, par la fenêtre aux rideaux entrouverts, des trombes d'eau de pluies se déversent.
Il lui demande de ne pas se faire emporter par le vent. Il sait, et c'est bien pire, qu'elle est séduite par la poésie de l'instant. Ils sourient sans se voir. Ils imaginent, et puis c'est tout.
A l'autre bout du fil, il sait bien qu'il n'a qu'à tendre les bras, elle s'y raccrocherait contre vents et marées.
C'en est désespérant.
3 novembre 2009
Misère
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